Ad orientem solem

 

César, dans sa Guerre des Gaules (LVII ch.69) précise que Vercingétorix n’a pu faire rentrer toute son armée dans l’oppidum. Une partie, donc, a dû rester en dehors dans “… un creux de colline qui regardait vers le soleil
levant…”. Ad orientem solem.

Nous disons Alésia = Salins et alors considérons ce creux de colline, éclairé au levant, comme un oeil qui balaie l’horizon. Cet oeil voit un arc de cercle s’étendant de Saizenay à Géraise. il n’est éclairé par le levant que durant la période de l’année où le soleil se lève derrière cet arc de cercle.

 

Vue perspective

On sait que le lever est plein Est à l’équinoxe et que ce lever aux solstices, pour un lieu donné, est exprimé par la formule : Lever au solstice = lever à l’équinoxe + la latitude du lieu (Ici 45 °)

Le champ visuel de notre oeil placé, rappelons le au creux de la colline, s’étend pour des raisons de relief de Saizenay à senestre à Geraise à dextre. La droite virtuelle reliant notre colline en creux et Saizenay et celle de l’Orient forment un angle de 30 °. Le soleil ayant trois mois pour aller du solstice à l’équinoxe soit 45 ° (donc un mois pour parcourir 15°), cela situe notre axe de Saizenay un mois après le solstice. L’autre droite reliant le foyer de la colline et Geraise ne forme avec l’orient qu’un angle de 15 °, cela situe cet axe deux mois après le solstice. nous avons donc pour dates possibles du siège la période comprise entre le 22 juillet et le 22 Août.

Certains tenants d’autres sites trouvent ces mêmes dates en se servant de l’ordre chronologique des événements, mais à Salins il y a … “le creux de colline”.