Diodore de Sicile, dans La bibliothèque de l’Histoire

Ainsi s’exprime Diodore de Sicile, contemporain de César.

Le nouveau dictionnaire grec-français de Chassang -Editions Garnier Frères Paris 1872- donne pour cette phrase deux traductions possibles :

L’une dite “poétique” (époque d’Homère, donc bien antérieure à la période de César) donne pour alh : chevauchée fantastique, erreur, anxiété …

L’autre dite “alexandrine et gréco-latine” (époque de Diodore de Sicile et de César) donne pour alh : saline

On voit aisément que le grec poétique qui n’était pas utilisé par les politiques et historiens du temps de Rome donne de toute façon cette traduction absurde :

“Il fonda une ville de grande taille, celle-ci étant nommée Alesia à cause des courses errantes, de l’erreur ou de l’anxiété proche de l’expédition”… ???

Tandis que l’autre traduction correspondante, elle, à l’époque de Diodore de Sicile, donne une phrase parfaitement intelligible mais qui peux en déranger plus d’un par sa précision géologique :

“Il fonda une ville de grande taille, celle-ci étant nommée Alesia à cause de la saline proche de l’expédition”

Salins les Bains est, doit-on le rappeler, seule parmi les autres sites prétendant à la localisation d’Alésia, un lieu de salines connu depuis la plus haute antiquité (cf l’immense nécropole qui profitait du sel pour la conservation des corps).