Le fil des événements

I – IMPORTANCE DE LA QUESTION D’ALESIA :

Alésia est la première bataille qui a créé l’unité nationale de la France. C’est la bataille qui a permis la pénétration du christianisme en Gaule pour aboutir à la civilisation occidentale actuelle. Elle a provoqué l’admiration de presque tous les souverains d’Europe pour César, ce qui les a amenés, après tous les empereurs romains, à se parer de ce surnom : Tsar – Csar -Kaïser. Cette admiration est à la base de certains de leurs comportements : le désir, pour ceux de France, d’élargir leur royaume aux limites de la Gaule conquise par le Romain, a entraîné notre pays dans de nombreuses guerres, surtout avec l’Allemagne.

II – RESUME DU RECIT DE CESAR :

César, qui a pénétré en Gaule depuis 6 ans, a successivement vaincu tous les peuples Celtes et Belges qui se sont opposé à sa main mise sur le pays.

Au cours de l’hiver 51 -52, pour la premiere fois, il a à faire face à une coalition sous les ordres de Vercingétorix. Celui-ci, après avoir subi diverses défaites, met César en échec à Gergovie (Clermont Ferrand), l’obligeant à lever le siège de cet oppidum principal des Arvernes. César comprenant que ce premier revers va encourager d’autres peuples à se joindre à la coalition décide alors de regrouper les deux parties de son armée et remonte vers le nord dans ce but. L’autre corps d’armée romaine, sous les ordres de Labiénus, se bat dans la région de Lutèce, oppidum des Parisii.

César apprend que ses alliés Eduens, qui occupaient sensiblement la Bourgogne actuelle, l’ont trahi et vont essayer de l’empêcher de franchir la Loire. Il passe malgré eux le fleuve, à gué, en aval de son confluent avec l’Allier. Il se ravitaille en territoire Eduen puis part, écrit il, (fin du chapître 56), “chez les Sénons”. Son lieutenant Labiénus bat ses adversaires et revient à Sens, oppidum principal des Sénons, où sont, depuis le début de l’hiver,les bagages de toute l’armée romaine, sous la garde de deux légions romaines. De là, il rejoint César.

Vercingétorix vient de chez les Eduens, à Bibracte, où se tient l’Assemblée Générale des peuples coalisés (Autun). Il concentre là une armée, avec pratiquement tous les cavaliers de Gaule disponibles, renforçant ceux qu’il avait à Gergovie de 15 000 environ, afin de poursuivre la guerre en utilisant la tactique dite de la “terre brûlée” qui réussit aux Russes contre Napoléon Ier.

César, comprenant le danger, fait revenir de Germanie, au delà du Rhin vers Trêves où il s’est battu les années précédentes, des cavaliers mercenaires germains pour renforcer sa propre cavalerie. Il décide ensuite de regagner la Province Romaine que Vercingétorix a fait attaquer par ses alliés limitrophes, Province Romaine qui commence au sud du Rhône par les pays des Allobroges. Pour éviter la formidable armée gauloise, qui lui coupe toutes les routes directes à travers le pays Eduen, il décide de passer par le pays des Lingons qui lui sont restés fidèles ; puis, par la Séquanie qu’il doit obligatoirement traverser pour atteindre la Province Romaine, bien que les Séquanes soient du parti de Vercingétorix, ayant toujours été alliés des Arvernes.