Relevés de résistivité electro-magnétique des fossés romains du siège d’Alesia

Deux profils (N° 1 et 2) de 17 m et 15,50 m, levés au pas de 50 cm et distants de 10 m, montrent que ce fossé de 5 m d’ouverture peut avoir été dédoublé pour l’installation d’un chemin creux et comblé par des blocs de pierre – ceci étant particulièrement visible sur le profil n° 2.

Deux profils (N° 3 et 4) de 15 et 12 m, levés au pas de 50 cm et distants de 18 m, montrent très clairement l’ouverture de ce fossé qui est de 5 m.

Ces quatre profils montrent bien que l’ouverture de ce fossé est uniformément de 5 m mais n’apportent pas d’éclaircissement sur le fait que ce fossé a probablement été installé sur une fracture naturelle et peut être confondu avec la trace de cette fracture ; il est très logique d’utiliser en partie une zone de fracture pour creuser un fossé puisque le travail est déjà à moitié fait par la nature. Il reste à vérifier si cette habitude du génie militaire romain se retrouve ailleurs.

Un profil N° 5 de 70 m, levé au pas de 50 cm, entre 150 m et 😯 m, sur un tracé de 150 m perpendiculaire au fossé et partant du centre de ce fossé, montre une série de creux et de bosses qu’il reste à interpréter en fonction de ce que nous pouvons savoir des travaux de Génie, décrits par César et concernant le siège d’Alésia.

Cette interprétation doit se faire en gardant à l’esprit que ce profil de résistivité apparente donne une image assez fidèle de la topographie d’un paléosol résistant sous un recouvrement plus conducteur (terre végétale et argile de remplissage). Par exemple, le bloc résistant (entre 142 et 138) peut être l’image d’un puissant mur ou d’une formation rocheuse subaffleurante qui est très peu fracturée.

L’anomalie conductrice (à 118) peut être l’image d’un fossé de 3 m d’ouverture ou l’image du remplissage d’une fracture entre deux bancs de roches subaffleurantes, etc…

Les travaux entrepris par le Gaz de France en 1999 confirment la présence de ces fossés qui reprennent le schéma classique d’implantation de camp romain.